Il s’agit d’un cadre d’action commun en faveur du renforcement du rôle des femmes dans les domaines politique, civil, social, économique et culturel et de lutte contre la discrimination. Les résultats ont été très timides, selon Lina Alqurah, directrice du projet genre au réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme. « La conférence d’Istanbul est sortie uniquement avec un cadre de travail sous forme d’intentions et non d’un plan d’action avec des échéances précises », explique Lina Alqurah. Ce qui explique la montée au créneau du réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme pour donner un coup de pouce à ce chantier.
Le réseau a préparé dans ce sens un rapport parallèle qui sera adressé à la rencontre ministérielle de Marrakech. « Ce document vise à examiner la mise en œuvre du PAI et à identifier les principaux obstacles qui bloquent sa réalisation », indique Lina Alqurah. Et d’ajouter, sans oublier des recommandations sur la façon dont ce plan peut faire progresser l’égalité des sexes et les droits de la femme dans la zone. Ces propositions portent notamment sur l’harmonisation de la législation interne des pays aux conventions internationales en la matière. Sur ce volet, la responsable du réseau tient toutefois à noter un début de progrès dans certains pays arabes comme le Maroc et la Jordanie.
A l’approche de la rencontre de Marrakech, le réseau a lancé une opération de mobilisation des associations féminines dans certains pays. Dans ce cadre, une réunion de coordination entre les ONG nationales a eu lieu vendredi dernier (24 juillet) au siège de l’Association démocratique des femmes du Maroc (ADFM) au cours de laquelle Lina Alqurah a présenté aux participants le contenu du rapport parallèle. Un contact est déjà programmé avant octobre entre l’ADFM et l’Organisation marocaine des droits humains.
Nour Eddine EL AISSI
leconomiste.com